Démission immédiate avant une sanction
Sheila Cherfilus-McCormick, députée démocrate de Floride, a annoncé mardi sa démission de la Chambre des représentants. Cette décision intervient juste avant que la commission d'éthique ne rende public un rapport recommandant une sanction à son encontre.
Selon les informations disponibles, elle risquait une expulsion, les membres du Parti démocrate ayant exprimé leur incapacité à tolérer plus longtemps sa présence au Congrès.
Accusations graves et procédure éthique
La commission d'éthique avait déjà établi en début de mois que Cherfilus-McCormick avait commis plusieurs manquements, dont le détournement de 5 millions de dollars de fonds de relance COVID vers sa campagne électorale. Elle a toujours nié ces accusations.
Les observateurs politiques s'attendaient à une sanction sévère, voire à une expulsion, ce qui aurait constitué la troisième démission forcée en un mois après celles d'Eric Swalwell (D-Californie) et Tony Gonzales (R-Texas).
Réactions et pressions internes
Dans un communiqué, Cherfilus-McCormick a critiqué le manque de procédure équitable de la commission d'éthique, évoquant également son procès en cours qui l'empêchait de se défendre pleinement.
« Plutôt que de participer à ces jeux politiques, j’ai choisi de quitter mon poste pour me consacrer à mes concitoyens du 20e district de Floride », a-t-elle déclaré.
Sa démission a été officialisée sur le parvis de la Chambre des représentants quelques minutes plus tard.
Des sources au Congrès révèlent que Cherfilus-McCormick subissait une forte pression de la part de ses collègues démocrates, qui lui demandaient de démissionner plutôt que de voter sur son expulsion.
Plusieurs membres du Caucus noir du Congrès, parmi ses plus fervents soutiens, l’avaient contactée avant l’audience éthique, selon un haut responsable démocrate.
Hommages et divisions politiques
La présidente du Caucus noir, la députée Yvette Clarke (D-NY), a salué son engagement en déclarant :
« Elle a contribué à garantir que le Congrès reflète les citoyens qu’il représente. »
Conséquences politiques et prochaines étapes
Parallèlement, le représentant Cory Mills (R-Floride), également visé par des allégations de fraude financière, violations des règles de financement des campagnes et inconduite sexuelle (toutes niées), devait faire l’objet d’un vote d’expulsion cette semaine.
Certains démocrates voyaient dans l’expulsion de Mills un moyen de contrebalancer celle de Cherfilus-McCormick, afin d’éviter tout avantage partisan pour les républicains.
Mills reste sous enquête de la commission d’éthique.
Contexte et enjeux
- Troisième démission en un mois à la Chambre des représentants.
- Cherfilus-McCormick était sous le feu des projecteurs depuis des mois pour ses dépenses controversées.
- La Floride perd un siège clé au Congrès dans un district historiquement démocrate.