La C-Class électrique de Mercedes sacrifiera le break
Mercedes a confirmé qu’elle ne développera pas de version break pour la nouvelle C-Class électrique. Un choix historique, puisque chaque génération de C-Class depuis les années 1990 a proposé une version break, même si celle-ci était rarement commercialisée aux États-Unis. Pourtant, cette fois, la marque allemande renonce à perpétuer cette tradition.
Des ventes insuffisantes pour justifier l’investissement
Selon Robert Lesnik, designer chez Mercedes, la décision repose sur des chiffres : personne n’achète plus de breaks. Il explique :
« Si je discute avec des designers ou des journalistes, ils disent tous aimer les breaks. Mais en réalité, personne n’en achète. Nous avons trois marchés principaux : l’Amérique, où personne n’en veut ; la Chine, où les consommateurs ne comprennent pas ce style ; et l’Europe, où seuls les modèles haut de gamme comme l’E-Class Estate trouvent preneur. »
Lesnik, lui-même passionné de breaks (son premier véhicule était un Alfa Romeo 156 Sportwagon), admet son regret : « Je pense que nous devrions avoir des breaks, mais la réalité est différente. »
Le GLC électrique prendra le relais pour les familles
Mercedes mise désormais sur le GLC électrique pour répondre aux besoins de transport familial. Pourtant, la nouvelle C-Class électrique, avec ses 482 chevaux et une autonomie WLTP pouvant atteindre 473 miles (762 km), aurait pu séduire en break. Le modèle C 400 4Matic, doté de deux moteurs électriques, réalise le 0 à 60 mph en 3,9 secondes et permet une recharge de 202 miles en seulement 10 minutes.
Le break aurait également permis d’intégrer des équipements haut de gamme comme l’écran hyperscreen de 39,1 pouces ou un toit panoramique avec 162 étoiles illuminées.
BMW relance l’espoir pour les breaks
Alors que Mercedes tourne la page, BMW pourrait bien redonner un second souffle aux breaks. La marque bavaroise a récemment évoqué une version break de l’i3, et envisage d’importer la M3 Touring aux États-Unis après le succès de la M5 Touring. Un signe que certains constructeurs tentent encore de convaincre les amateurs de ce style de carrosserie.
Le marché des breaks en déclin
Les breaks, autrefois populaires en Europe, voient leurs ventes s’effondrer au profit des SUV. Les constructeurs justifient cette tendance par le manque d’intérêt des consommateurs, notamment en Amérique du Nord et en Chine. Pourtant, certains modèles comme l’E-Class Estate de Mercedes prouvent que le segment reste viable pour les gammes premium.
Pour Lesnik, la solution réside peut-être dans une approche plus ciblée : « Si nous devions relancer les breaks, il faudrait le faire de manière intelligente, en ciblant uniquement les marchés où ils ont encore un sens. »
Que reste-t-il pour les amateurs de breaks ?
Avec Mercedes et d’autres marques réduisant leurs offres, les passionnés de breaks devront se tourner vers des modèles spécialisés ou des importations. BMW pourrait bien devenir le dernier bastion de ce style, mais pour combien de temps ?