Le procès de Stefon Diggs, accusé d’agression et de strangulation par Mila Adams, a connu une journée cruciale ce mardi. Après une première journée marquée par le témoignage de la plaignante, la deuxième journée a débuté par la reprise de son contre-interrogatoire.

Lors de cette audience, Mila Adams a de nouveau fourni des réponses évasives, ne correspondant pas aux questions posées. La juge Jeanmarie Carroll a alors interrompu la séance pour rappeler à Adams l’importance de répondre précisément aux questions qui lui sont posées.

« Vous êtes tenue de répondre aux questions qui vous sont posées. Si vous ne comprenez pas une question, vous pouvez le dire. Si vous ne l’entendez pas, signalez-le également. Les procès fonctionnent selon un format question-réponse. Ce n’est pas une occasion pour vous d’imposer votre propre récit ou d’éviter les questions jugées pertinentes par la cour. Si vous persistez, votre témoignage pourrait être entièrement annulé. Est-ce clair ? »

La juge a ensuite précisé que le refus de coopérer pourrait entraîner l’exclusion de l’intégralité de son témoignage, une menace qui pèse lourdement sur l’issue du procès. Sans son témoignage, il serait impossible de prouver au-delà de tout doute raisonnable les accusations portées contre Stefon Diggs.

Lors du contre-interrogatoire, Adams a été interrogée sur une demande de règlement de 5,5 millions de dollars adressée à Diggs par son avocat. Elle a tenté d’invoquer le secret professionnel entre avocat et client, une manœuvre rapidement rejetée par la cour. Son avocat a finalement mis fin au contre-interrogatoire, évitant ainsi de nouvelles erreurs de procédure.

Malgré ces incidents, le procès se poursuit. Le jury devra désormais évaluer la crédibilité de Mila Adams à la lumière des autres éléments de preuve présentés. La décision finale dépendra des arguments finaux, des délibérations et de la perception des jurés quant à la version des faits avancée par la plaignante.