La page se tourne pour le BMW Z4. Le constructeur allemand a confirmé que son dernier modèle de ce roadster mythique a quitté la chaîne de production de Magna Steyr à Graz, en Autriche. Une fin symbolique pour une voiture qui a marqué l’histoire de BMW depuis plus de deux décennies.

Un héritage né en 2003

Le Z4 a fait ses débuts en 2003, succédant au Z3 (1995-2002). Ce modèle se distinguait par son design audacieux, inspiré par l’ère Bangle, et une mécanique moderne : moteur en ligne (4 ou 6 cylindres) placé à l’avant, propulsion, et une suspension arrière entièrement repensée. Plus grand et plus rigide que son prédécesseur, il incarnait déjà l’équilibre entre sportivité et confort.

Trois générations, une évolution marquante

La deuxième génération (2009-2016) a opéré un virage vers le luxe, abandonnant le toit souple et le coupé au profit d’un modèle unique avec toit ouvrant électrique. En revanche, la troisième et dernière génération (2018-2026) a recentré le Z4 sur ses fondamentaux : un roadster pur, doté d’un toit souple et d’une conduite plus sportive.

Une collaboration historique avec Toyota

Le Z4 et le Supra partagent bien plus qu’une plateforme. Développés en collaboration avec Toyota, ces deux sportives ont bénéficié d’un châssis commun et du même moteur, le 3.0L turbo six cylindres en ligne B58. Une transmission manuelle a même été ajoutée au catalogue, une rareté pour un roadster moderne. Comme l’a souligné Eric Weiner dans sa critique du BMW Z4 M40i Handschalter 2025, le 382 chevaux du 3.0L turbo propulse le Z4 comme une « fusée », mais la version automatique à huit rapports peine à rendre justice à l’esprit sportif du modèle.

Une fin en noir et en manuel

Le dernier Z4, une édition limitée baptisée « Final Edition », a été dévoilé en novembre 2025, quelques mois après l’annonce de la fin de production du Supra. Réservé à une poignée de clients, ce modèle exclusif arbore une livrée noire sur noir et mise sur la transmission manuelle à six rapports, un choix rare dans l’univers des roadsters actuels.

Pourquoi le Z4 n’est plus ?

Malgré son statut de voiture de niche, les chiffres de vente des dix dernières années ont convaincu BMW de tourner la page. Aujourd’hui, la gamme des cabriolets BMW se limite à la famille des 4 Series, avec des modèles comme le 430i (295 chevaux, turbo 4 cylindres), le M440i (386 chevaux, turbo 6 cylindres) ou le M4 (523 chevaux, six cylindres biturbo). Aucun de ces modèles n’offre de boîte manuelle.

« Pour l’instant, il est temps de dire adieu à la série Z de BMW. Elle manquera à tous ses passionnés. »

Avec la disparition du Z4, BMW enterre une page de son histoire, celle d’une voiture qui a su allier passion automobile et innovation, tout en restant fidèle à l’esprit des roadsters légendaires.

Source : Hagerty