Mitsubishi Motors affiche l’un des bilans les plus légers en matière de rappels aux États-Unis depuis son entrée sur le marché en 1987. La marque japonaise n’a émis que 150 rappels en près de quatre décennies, couvrant environ 7,6 millions de véhicules. Un chiffre qui contraste fortement avec celui de Ford, qui a enregistré à lui seul 153 actions de rappel en 2025, un record absolu pour l’industrie.
Un écart saisissant entre les constructeurs
Depuis le début de l’année 2022, Mitsubishi n’a publié que huit rappels, dont deux concernaient des problèmes de ressorts de hayon (2025 et 2026) et deux autres des défaillances de caméras arrière (2023 et 2025). Son dernier rappel lié à la motorisation remonte à août 2022, en raison d’une erreur logicielle provoquant des calages moteur.
À titre de comparaison, Ford, qui vend environ 22 fois plus de véhicules que Mitsubishi aux États-Unis, a battu tous les records avec 153 rappels en un seul an. Une différence d’échelle qui illustre l’écart entre les deux constructeurs.
Des années sans aucun rappel
Contrairement à d’autres marques, Mitsubishi connaît des périodes de calme absolu. En 2024, par exemple, aucun rappel n’a été émis. La marque a connu sa période la plus active entre 2014 et 2018, avec en moyenne huit rappels par an, mais depuis, les annonces se font rares.
Le pic historique de la marque remonte à l’an 2000, avec plus d’un million de véhicules concernés, mais ce chiffre est gonflé par un seul rappel massif (567 432 unités) portant sur des soufflets de rotules inférieures. Sans cet incident, l’année aurait été bien moins remarquable.
Comment se positionne Mitsubishi face aux autres constructeurs ?
Parmi les grands constructeurs américains, Mitsubishi se distingue par son faible nombre de rappels. Voici les chiffres clés depuis 1987 :
- Ford : 1 285 rappels, 186,8 millions de véhicules concernés
- General Motors : 1 238 rappels, 153,5 millions de véhicules concernés
- Stellantis (Chrysler/FCA) : 1 046 rappels, 131,9 millions de véhicules concernés
D’autres marques comme Suzuki (112 rappels, principalement avant son retrait en 2012) ou Tesla (90 rappels en une décennie) affichent également des bilans bien plus lourds que Mitsubishi, malgré une présence plus récente sur le marché.
Une stratégie de fiabilité ou un manque de transparence ?
Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce faible nombre de rappels. Mitsubishi pourrait bénéficier d’une meilleure fiabilité de ses véhicules, réduisant ainsi les risques de défauts majeurs. Une autre piste serait un processus de signalement ou de correction des problèmes moins rigoureux que chez ses concurrents.
« Mitsubishi a toujours eu une approche discrète en matière de rappels. Contrairement à Ford, qui communique massivement sur ses actions correctives, la marque japonaise semble privilégier le silence. »
Quoi qu’il en soit, ce bilan place Mitsubishi dans une position unique sur le marché américain, loin des standards habituels des grands constructeurs.