Le projet d’Integra GS-R de Speed Academy, soutenu par K-Tuned, a enfin atteint le banc d’essai pour tenter d’atteindre les mythiques 500 chevaux à la roue. Une aventure mécanique où performance et risques se mêlent.

Une Integra GS-R transformée en laboratoire

Ce qui était autrefois une vieille Integra GS-R rouillée, jugée bonne pour la casse, a été sauvée par son charme patiné. Au lieu de la mettre à la ferraille, l’équipe a choisi de lui offrir une seconde vie en modernisant sa suspension et ses freins. Grâce à K-Tuned, l’installation d’un moteur K-Series s’est avérée être un jeu d’enfant, presque une opération "clé en main".

Mais l’équipe n’a pas opté pour la facilité. Au lieu d’un moteur neuf, c’est un K20 d’occasion, haut kilométrage et non retravaillé, qui a été installé. Aucune reconstruction, pas de pièces forgées, juste un moteur usé et un système VTEC pour tenter l’impossible.

Pour pousser les limites, un turbo Precision 6062 a été greffé, couplé à un système d’alimentation maximisé et à tous les accessoires nécessaires. L’objectif ? Atteindre les 500 chevaux à la roue.

500 chevaux : un seuil critique

Atteindre les 500 chevaux à la roue n’est pas une simple question de chiffres. C’est une zone où les bielles d’origine des moteurs K-Series commencent à montrer des signes de faiblesse. La question se pose alors : l’équipe parviendra-t-elle à atteindre son objectif sans tout faire exploser ?

Avec une température extérieure de 14°C, l’équipe a profité pour laver la voiture, malgré l’état déplorable de sa peinture. Une tentative de polissage a été effectuée pour redonner un peu d’éclat à la carrosserie.

Résultat ? La couche de vernis était quasi inexistante sur les surfaces supérieures, mais le polissage a révélé un effet surprenant : la carrosserie a pris un aspect proche du carbone forgé, presque par accident. Bien que ce ne soit pas une solution durable, l’effet esthétique à distance est surprenant.

Une tentative de retouche avec de la peinture appliquée au pinceau a également été réalisée. À 10 ou 20 pieds de distance, le résultat semble acceptable, mais de près, les imperfections sont flagrantes. Une preuve que les retouches improvisées ont leurs limites.

Préparation pour l’intercooler : un défi de fabrication

Pour installer un intercooler avant, l’équipe a dû retirer le renfort d’origine du pare-chocs avant. Une barre personnalisée a été installée pour libérer de l’espace et permettre le montage d’un système sur mesure.

N’étant pas experts en fabrication, l’équipe s’est tournée vers GT Customs, où Mike a pris les commandes. Il a conçu des conduits en titane pour l’intercooler, alliant performance et esthétique, tout en s’occupant du routage de l’échappement.

Quelques instants plus tard (dans le temps du montage vidéo), tout était prêt : de magnifiques conduits en titane et un échappement personnalisé avec un clapet de coupure contrôlé.

Mise en route et résultats au banc d’essai

De retour à l’atelier, l’équipe a finalisé les branchements, installé une soupape de décompression, rempli le circuit de refroidissement et démarré le moteur. Avec le clapet de l’échappement ouvert, le son est agressif et sans restriction. Fermé, le bruit est bien plus discret. La différence est notable, tant sur le plan sonore que sur les performances, l’échappement ouvert réduisant la contre-pression.

Le suspense reste entier : l’équipe parviendra-t-elle à atteindre les 500 chevaux sans tout faire exploser ? La réponse dans la vidéo complète.

Les enseignements de cette build

  • Un moteur d’occasion, une aventure risquée : Installer un K20 non retravaillé dans une Integra GS-R a permis de réduire les coûts, mais a aussi introduit des incertitudes mécaniques.
  • L’esthétique au second plan : Entre polissage improvisé et retouches de peinture au pinceau, l’équipe a privilégié la performance à l’apparence.
  • La fabrication externe, une nécessité : Pour les pièces complexes comme les conduits en titane, faire appel à des experts a été indispensable.

« Atteindre 500 chevaux à la roue avec un moteur non préparé, c’est jouer avec le feu. Mais c’est aussi ça, l’esprit des builds audacieuses. »
— Peter Tarach, Speed Academy