Une plainte pour diffamation de 250 millions de dollars

Le directeur du FBI, Kash Patel, a déposé une plainte pour diffamation de 250 millions de dollars contre le magazine The Atlantic le lundi 10 juin. Il accuse l’article publié vendredi sur son prétendu alcoolisme et une mauvaise gestion de l’agence d’être un « faux et malveillant ».

*The Atlantic* défend son enquête

Dans l’article signé par Sarah Fitzpatrick, il est allégué que Patel craint de perdre son poste, notamment en raison de « crises d’alcoolisme » rapportées par des témoins anonymes. Fitzpatrick, également citée comme défenderesse, aurait interrogé plus de deux douzaines de personnes sous anonymat pour évoquer des « informations sensibles ».

The Atlantic a réagi en affirmant que son enquête était solide et qu’il se défendrait contre cette plainte « sans fondement ».

Des allégations graves et des sources anonymes

Le magazine décrit des comportements préoccupants : Patel aurait été vu ivre dans des clubs privés à Washington et Las Vegas, et des réunions auraient dû être reportées en raison de son état. Selon The Atlantic, son équipe de sécurité aurait même eu recours à du matériel pour forcer l’ouverture d’une porte lors d’une absence inexpliquée.

Dans sa plainte, Patel nie ces accusations et critique l’utilisation de sources anonymes. Ses avocats avaient demandé plus de temps à The Atlantic pour répondre aux allégations, mais le magazine n’a pas répondu, ce que la plainte qualifie d’« preuve de malveillance ».

Un modèle inspiré par Donald Trump

Cette stratégie judiciaire rappelle celle de Donald Trump, qui a multiplié les poursuites en diffamation contre des médias. Cependant, ses actions récentes ont souvent été rejetées par les tribunaux. Par exemple, un juge en Floride a récemment rejeté sa plainte de 10 milliards de dollars contre le Wall Street Journal.

Patel, figure clé de l’administration Trump, reste un acteur central dans la politique de « loi et ordre » du président. La Maison Blanche a salué ses contributions, notamment la baisse de la criminalité, tout en soutenant ses actions contre les opposants politiques.

Points clés de l’article incriminé

  • Patel craint de perdre son poste en raison de son alcoolisme présumé.
  • Des témoins anonymes décrivent des « crises d’ivresse » et des absences inexpliquées.
  • Son équipe de sécurité aurait eu recours à du matériel pour accéder à son bureau.
  • La plainte accuse The Atlantic de « malveillance » en raison de son refus de répondre aux demandes de Patel.