Depuis le 25 mars, la ville de Phoenix a émis plus de 7 900 amendes après l'activation de caméras de contrôle de vitesse dans 17 zones stratégiques, dans le cadre de son initiative Vision Zero visant à réduire les accidents de la route. Avant cette phase d'application stricte, le système avait déjà enregistré environ 70 000 excès de vitesse durant une période de mise en garde.
Ces caméras, conçues pour renforcer les efforts de la police municipale, suscitent des réactions contrastées. Certains automobilistes les défendent, d'autres les jugent imprécises, tandis que certains préfèrent payer l'amende pour éviter des complications ultérieures. Pourtant, leur légalité pourrait être remise en question.
Josh Kolsrud, avocat spécialisé en droit pénal, explique à 12 News que pour qu'une amende soit exécutoire, elle doit être signifiée en main propre par un huissier ou une personne majeure résidant au domicile du contrevenant. Sans cette formalité, le ticket pourrait être contesté.
Les débats sur les systèmes automatisés de contrôle routier ne sont pas propres à l'Arizona. En Californie, des villes ont abandonné des programmes de caméras aux feux rouges après des litiges sur la légalité des amendes, des panneaux mal placés ou la gestion par des prestataires privés. Dans certains cas, les tribunaux ont annulé des amendes faute de preuves suffisantes ou de traçabilité des responsabilités.
Si certaines municipalités semblent avoir résolu les aspects juridiques, la question reste entière pour Phoenix : ces amendes résisteront-elles à un éventuel référendum d'interdiction ?